KESAKO – La Co-création

Co-créer, c’est à la mode!

Après les styles de gestion collaboratif, puis participatif, nous voici aujourd’hui arrivés aux sommets de la création en communauté: la co-création. Je ne plaisante pas: c’est le sommet de ce qui peut se faire en termes d’intelligence collective au service des projets et de la planète. Encore faut-il faire la part des choses et appeler un chat un chat. C’est la mission de KESAKO.

Co-créer, ce n’est pas…
Prêchons un peu le faux pour entrevoir le vrai. Mettre des gens autour d’une table pour créer un nom de société, sans s’être documentés au préalable ni aucun briefing de l’objectif à atteindre, cela vous parle? Autre exemple, co-créer  n’est pas non plus réunir une “team” (au nom fumeux issu des manuels de motivation des 90’s) pour tirer profit de quelques êtres inspirés et créatifs – toujours les mêmes dans une équipe au travail – dans un but utopique de team building. Les malfrats se reconnaîtront! Œuvrer au seul dessein d’un autre n’est tout simplement PAS co-créer. J’appellerais cela “employer” (oups!) voire exploiter ou encore abuser, dans le pire des cas.  Mais alors, quelles sont les conditions idéales, les prérequis à la co-création?

Image : Rawpixel – 369788 chez Unsplash

3 clés pour co-créer
Juste pour information, la co-création est mon leitmotiv depuis 2012. Et malgré de nombreux essais menés avec des groupes ou des personnes plus ou moins éveillées, j’ai constaté que le niveau de conscience – dit plus simplement, les valeurs des participants – doit être similaire au sein du groupe. En effet, les valeurs traduisent en acte ce qui importe le plus pour vous. Est-ce de sauver la planète ou de piquer les idées?

Voilà qui en dit long sur nos intentions. L’enjeu est-il d’aller vers un commerce durable et équitable en incarnant une nouvelle race d’humain 3.0 (celle que demandent ces jeunes militants qui traitent les vieux arrivistes capitalistes d’irresponsables, et à raison) ou la démarche cachée est-elle simplement de réussir à faire de l’argent, peu importe aux dépens de qui. Je pense pour ma part que dans la co-création, l’effet de synergie entre chacune des parties prenantes profite à chacun, et surtout, que les solutions qui émergent serviront le bien commun.

C’est pourquoi la co-création nous demande d’aller plus en profondeur dans notre relation à nous-mêmes, et de nos relations à l’autre. De reconnaître ses talents sans ressentir de concurrence, de reconnaître la complémentarité des visions de chacun. Et faire émerger l’étincelle qui fait toute la différence. La confiance, et soi et en l’autre, vous rendra capable de tenir sur le moyen terme, en phase d’analyse et de conception, lorsque l’envie de résultats visibles, ou plus tard, lorsque le marché est boudeur et la peur de manquer de ressources fait rage dans nos tripes.


A propos
Kesako est la rubrique du blog d’ETREVU marketing & communication qui rend leur véritable signification aux termes si galvaudés du monde économique. Le lecteur ainsi aiguillé saura faire la part des choses dans le spectre de solutions qui s’étend des abysses de la médiocrité jusqu’aux cieux de l’excellence. On vous laisse apprécier 😉


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